La notion de bonne tension artérielle a évolué : la nouvelle limite concerne de nombreuses personnes.
Il existe un chiffre que beaucoup de gens connaissent par cœur lorsqu’il s’agit de tension artérielle : 120/80. Nos mères et nos grands-pères l’utilisaient, et il a servi de référence dans les cabinets de médecins généralistes pendant des décennies. Or, il semblerait que ce ne soit plus le cas.
Cependant, plusieurs publications spécialisées récentes affirment que la logique d’une « solution idéale pour tous » n’est pas toujours valable. Non pas que le ratio 120/80 soit soudainement devenu mauvais, mais parce qu’une nouvelle zone intermédiaire, souvent négligée, a été introduite entre les risques et les actions.
Qu’est-ce qui a changé dans la classification et que signifie la catégorie « élevée » ?
La recommandation 2024 de la Société européenne de cardiologie utilise une classification plus simple en trois étapes : pression artérielle normale, pression artérielle élevée et hypertension artérielle. La véritable nouveauté réside dans l’introduction d’une catégorie intermédiaire, clairement définie et nommée, dans laquelle se trouvent de nombreuses personnes qui n’étaient auparavant pas considérées comme « hypertendues ».
Cette plage élevée comprend ceux dont la valeur systolique mesurée au cabinet se situe entre 120 et 139, ou dont la valeur diastolique se situe entre 70 et 89. La définition de « l’hypertension artérielle » n’a pas changé : elle désigne toujours la plage supérieure à 140/90.
L’idée n’est pas de dire désormais que chaque mesure de 125/78 est problématique. Il s’agit plutôt de souligner que cette valeur n’est pas totalement neutre en termes de risque, surtout chez une personne présentant déjà un risque cardiovasculaire élevé.
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